Aller au contenu

Langage des oiseaux

*️⃣ Introduction

1️⃣ Nous allons voir ensemble quelques mots arabes que je rapproche de mots issus de langues latines ou germaniques afin d’en explorer les résonances et d’en approfondir le sens. Ces rapprochements relèvent de la lecture personnelle proposée sur cette page : ils ne constituent pas nécessairement des filiations étymologiques établies.

Les consonnes, considérées ici comme des « phonèmes », sont à prendre en compte : elles forment les racines des mots à bases bilitères, trilitères et quadrilitères. Pour effectuer les calquages, oubliez les voyelles.

Trois semi-voyelles arabes font toutefois exception : Â d’Alif - ا, Î de Ya - ي et OÛ de Waw - و.

Il faut également comprendre que le « G » latin, lorsqu’il se prononce « GUEU », ainsi que les lettres « P » et « V », n’appartiennent pas à l’alphabet arabe classique.

Pour établir les correspondances, les jonctions ou les ponts entre les lettres latines et arabes, je m’appuie donc sur les conventions suivantes :

Prenons l’exemple du mot « roi », que je rapproche de « ĞHaWÎ - غوي » en arabe, signifiant « séduire », et du mot « reine », que je rapproche de la lettre « Ğhayin - غ ». Il s’agit de la 27e lettre de l’ABJaD occidental et de l’alphabet fréquentiel. Avec la lettre « Waw - و » dans l’Alif-Ba Hijja, elle forme ainsi le mot ĞhaWa. Pensez à l’histoire du « roi Salomon » et de la « reine de Saba », dans la sourate 27, Les Fourmis 🐜. Dans cette lecture, le R comme le G prononcé « GUEU » peuvent donc être apparentés à ĞHayin / غ ;

La langue française présente certaines particularités que l’école ne nous apprend pas forcément, ou qu’elle n’approfondit pas assez. Je vous expose donc ci-dessous les conventions que j’utilise :

2️⃣ Vous découvrirez ensuite les anagrammes consonantiques de quelques centaines de mots arabes issus du lexique coranique, ou plus largement de la langue en dehors de la révélation. Ce sont des « jeux de mots » formés en permutant les mêmes lettres selon la méthode présentée ici. On parle aussi de « renversement des lettres ». Ils permettent d’explorer les termes et d’observer s’ils sont en opposition, s’ils sont complémentaires, voire s’ils présentent ces deux aspects à la fois.

Les consonnes, considérées comme des « phonèmes » et écrites en majuscules, sont à prendre en compte. Pour effectuer les calquages, oubliez les voyelles.

Trois semi-voyelles arabes « longues » font toutefois exception : Â d’Alif - ا, calquée sur A ; Î de Ya - ي, calquée sur Y ; et OÛ de Waw - و, calquée sur W.

3️⃣ Vous verrez aussi la proximité qui peut exister entre des mots arabes ne se distinguant que par une seule lettre, le plus souvent sur une base trilitère.

➕ Enfin, je terminerai en vous présentant, en images, quelques mots issus du lexique coranique, avec leur nombre d’occurrences. Selon les tableaux, le décompte porte sur une forme écrite précise ou regroupe plusieurs formes d’un même terme ; il ne repose pas uniquement sur leur base trilitère ou bilitère.

Comparaison et correspondances entre les alphabets

1️⃣ Quelques rapprochements entre des mots arabes et des mots issus de langues latines ou germaniques

…

Plus de 120 rapprochements recensés

…

2️⃣ Quelques anagrammes de mots arabes issus du lexique coranique ou du vocabulaire courant

Les consonnes, considérées comme des « phonèmes » et écrites en majuscules, sont à prendre en compte ici : elles forment les racines des mots à bases bilitères, trilitères et quadrilitères. Pour effectuer les calquages, oubliez les voyelles écrites en minuscules, à l’exception des trois semi-voyelles arabes « longues », mises en majuscules afin d’éviter toute confusion :

« Â d’Alif - ا, calquée sur la lettre A ; Î de Ya - ي, calquée sur Y ; et OÛ de Waw - و, calquée sur W. » C’est plus clair en arabe, je l’affirme et le confirme.

Les anagrammes sont d’abord données sous leur forme phonétique, puis en arabe entre parenthèses. Elles sont séparées par le signe & ou par des tirets lorsqu’elles sont multiples. L’ensemble apparaît en vert. Leurs significations sont indiquées après le signe =, les unes à la suite des autres ; une barre oblique / sépare les synonymes proposés dans leur traduction.

J’ai vérifié et revérifié ces traductions avec le plus grand soin au cours de ces quatre derniers jours, en y consacrant toute mon énergie. Ces traductions accompagnent des rapprochements qui relèvent de la lecture personnelle et des conventions présentées sur cette page.

…

J’ai réussi à répertorier, pour le moment, plus de 160 groupes d’anagrammes consonantiques, à partir de mots, de verbes — y compris sous leurs formes conjuguées —, d’adverbes et d’adjectifs, comme on peut le faire en français. Cela représente plus de 320 mots, au sens large du terme.

La majorité de ces groupes réunissent 2 anagrammes, tandis que d’autres en comptent de 3 à 6. La liste continuant d’évoluer, d’autres rapprochements seraient encore possibles en ajoutant davantage de formes verbales conjuguées.

Comme vous avez pu le voir, il est possible d’établir des relations entre toutes ces anagrammes. On peut parfois remarquer leurs bipolarités, leurs dualités ou leurs oppositions, mais aussi, dans certains cas, leurs complémentarités, voire les deux à la fois : tout dépend.

3️⃣ La proximité entre des mots arabes issus de racines trilitères et ne se distinguant que par une lettre

19 rapprochements

…

J’en énumérerai d’autres au fur et à mesure.

➕ Le nombre d’occurrences de quelques mots arabes dans le lexique coranique

…

Cliquez ou touchez l’image pour l’agrandir. Une fois agrandie, utilisez la molette, les flèches du clavier, ou maintenez et déplacez l’image pour étudier ses détails. Cliquez de nouveau pour la réadapter.